Guaca-folle

Le Mexique, c’est magique. La preuve par 3 mots en « a »
-> guaca
-> tequila
-> marijuana

Ajoutez à cela une flopée de nanas légèrement sheitanas, et arriba-riba!

Parce qu’une envie de guacamole, ça ne se controle pas, plutôt que de se faire sa petite purée d’avocat solo, on vit sa passion jusqu’au bout en achetant son petit kit food déco « Fiesta Fun » de Meri Meri et on invite les copines pour une plâtrée de guaca et une flopée de margaritas, histoire de passer un jeudi soir un peu ¿hola qué tal?

3 kilos de citrons verts et l’équivalent du PIB/habitant du Mexique ingéré en calories plus tard (soit près de 14 800 cal, quand même), le nachos a eu raison de notre régime et la tequila de notre vendredi matin.

Toi qui a envie de connaitre la (peu près) recette de mon guacamole, fort apprécié par toutes, bien que régurgité par certaines, sache juste qu’il faut y mettre des avocats bien murs, un peu d’oignon et de tomates en petits dés, du jus de citron vert, coriandre, sel, poivre et… parce que nous ne sommes pas à 1000 calories près, une pointe de mayonnaise Maille, fat secret de ma copine Emilie dont le mari aurait été désigné « Rey del guacamole ». Je n’ai pas osé argumenter, je me suis executé.

Et pour les guaca-geek addicts qui ne connaissent pas encore cette vidéo du génie PES,  un petit tutoriel pour vous aider step by step dans la guacattitude.

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Mon royaume pour des rillettes

Pour la (peu près) recette du jour, je vais te parler de rillettes. Mais pas de la rillette de basse-cour qui n’a pas les mêmes valeurs que toi. On laisse tranquille nos oies, nos canards et nos calories pour s’attaquer aux rillettes de la mer. J’ai toujours été plus poissonnière que charcutière.
Avec un rapport temps passé en cuisine/ éloges post-dégustation tout à fait à ton avantage, c’est la carte easy à jouer à l’heure de l’apéro.

Mais genre tellement easy que je les prépare généralement avec une seule main, les yeux bandés et récitant l’alphabet à l’envers pour corser un peu le truc, parce que la vie, c’est quand même plus simple quand c’est compliqué.
Là, je suis partie sur de la sardine, parce que c’est ce qu’il y avait dans mon placard, mais tu peux plus ou moins t’attaquer à tout ce qui d’origine marine en boite de conserve, le thon restant le top, mais donc également sardines, miettes de crabe, maquereaux…

Donc vas-y, je veux du saladier, je veux 1 grosse boite de St Moret, parce que le goût primeur avant tout, un trait d’huile d’olive, un semblant de sel, un poil de poivre, des herbes fraiches si tu en as et 2 boites de ce qu’il te plaira. Tu seras gentil de ne pas m’obliger à préciser que si tu t’attaques à la sardine, tu prendras 5 minutes pour lui ôter péniblement ses fines arrêtes, car il s’agit là d’un ingrédient mystère dont personne n’a envie. Tu mélanges le tout à la fourchette, petits toasts grillés qui vont bien à coté, un brin d’amour et de persil pour décorer et BOUM.

Avec des citrons, on mettrait Paris en bouteille: la lemonade

Si je te dis « citron + eau », toi qui, chaque mois d’août depuis ta puberté, parcours avidement les Be, Biba, Bebapelola, à la recherche des « 32 secrets pour garder la ligne cet été », tu me réponds: detox/ bullshit de magazines féminin/ boisson préférée de Gisele Bundchen. Alors je t’arrête tout de suite. Le truc de l’eau chaude et du citron à jeun, déjà fait. Pas aimé. Pas aimé du tout même, mais je continuais, car oui, comme toi, j’avais le secret espoir de me muer en Gisele petit à petit grâce à cette potion magique. Jusqu’au jour où j’ai enfin trouvé à quoi ce petit goût acide, mi-âcre, mi-dégueu, me faisait penser. Et c’était à la BILE. Autant te dire que je suis vite retournée à mon Benco.

Non, là je vais te parler de citronnade. Du citron et de l’eau, mais pas que. Car la citronnade, où devrais-je dire “lemonade”, c’est surtout l’incarnation du cliché tradi-family américain, la boisson qui va de pair avec l’incontournable plâtrée de cookies afin de te souhaiter la bienvenue chez les Camden. Et nous on veut faire tout comme eux, on veut aussi 7 mouflets à la maison, un chien qui sert à rien, une clôture blanche autour du jardin et des discussions sur l’acceptation de son prochain au brunch dominical. Et savoir faire de la home made lemonade donc.

Tu vas par conséquent poser immédiatement cette bouteille de Pulco, l’industrie agro-alimentaire ça va 5 minutes hein, et vas aller me choper des citrons, du sucre, de la menthe fraîche et un presse-agrumes; si tu n’en as pas, ton bazar du coin, lui, en a, et ne te le vendra pas plus de 5 euros, alors vas-y, je t’attends.

C’est bon? Alors revenons à nos citrons. Dans un litre d’eau, tu mélanges le jus de 4/5 citrons avec du sucre en poudre (tu fais ça au goût, quand c’est bon pour toi, c’est bon pour moi) et des feuilles de menthe fraiche. Tu shake shake shake, ta bouteille, ton booty, on ne (se) secoue jamais assez, et ensuite BIM, au freezer une bonne vingtaine de minutes ou au fridge au moins 2 heures, pour laisser le temps à la menthe de diffuser ses arômes.  Et tu vas voir, les 37°C passent tellement mieux.

Tu peux aussi rajouter un trait (ou deux) d’alcool blanc là dedans, évite juste d’en re-servir à ton petit cousin de 3 ans.

Tronche de cake: le banana bread

Kikou la blogo!

Bienvenue sur ce nouveau post inaugurant une inexplorée et pourtant déjà formidable catégorie, « La (peu près) recette ». Car comme tu commences peut-être à le comprendre, l’à-peu-près c’est mon crédo. Mais pas de l’à-peu-près honteux, genre antichambre de la médiocrité, non, un à-peu-près classieux et honnête, qui ne se prétend pas parfait mais qui tutoie le merveilleux. VOILÀ, comme moi, t’as tout compris.

Sur « La (peu près) recette », je ne te propose pas de faire des trucs à peu près bons, mais des petits plats qui butent à coup sûr, même si tu n’es qu’à peu près sûr de la recette, tu suis? À part un verre mesureur (si, si, je te jure, tu en as un, ta mère te l’a offert quand tu as emménagé, avant même d’avoir un lit), je ne te demanderai à priori rien d’autre, alors commence pas à trainer des pieds.

AVANT, ce sont les ingrédients normaux d’une France normale, ceux qui se trouvent dans ton frigo, tes placards, chez ton Monop/ Franprix / ED (crevard) du coin. Promis, pas de virée prévue dans une épicerie exotico-clandestine du fin fond du 13ème. Parce que je suis sûre que si tu cherches bien, entre la pile de vaisselle sale, les 6 bouteilles de rosé vides qui trainent là depuis… bon ok, hier soir, et tes quelques barquettes Picard usagées, tu constateras la présence d’aliments chez toi. Dis leur bonjour et discute un peu avec eux, je suis sûre que vous allez vous entendre.

APRÈS, c’est le truc chanmé que tu peux servir à tes convives, accompagné d’un « je te jure, c’est rien à faire », puis Instagramer, parce que, attends, tu restes hipster avant d’être food lover, puis manger. Et digérer, cela va de soi.

Aujourd’hui, c’est du banana bread qu’il s’agit. C’est chez Twenty Peas que j’ai récemment gouté mon premier b.b. Un vrai délice. Jusqu’ici pour moi, la banane, ce n’était guère plus qu’un long fruit légèrement incurvé que j’associais à petit déjeuner sportif. Sauf que ma vie a récemment connu un épisode sportif beaucoup plus intense qu’à son habitude. Trop de sport, trop de bananes. Trop de bananes, rejet de la banane. Et pourtant, dans ma cuisine, encore bien une demi-douzaine de ce même fruit attendant d’être englouti. Avant de les voir pourrir, il m’a donc fallu agir.

J’ai donc chopé 3 bananes un peu ramollies (parce que pour une fois, plus elles sont molles, meilleur c’est), ainsi que 250 g de farine, 160g de sucre, 2 cuillères à café de levure, 1 pincée de sel, 85g de beurre, 2 cuillères à soupe de lait et 2 oeufs. Ensuite, j’ai fait une pâte à modeler avec beurre, sucre, bananes, lait, puis farine, levure, sel et enfin œufs. Ça doit faire un gloubi-boulga pas très sexy mais un peu consistant à la fin. Le secret pour se la péter un peu, c’est de faire moitié farine classique, moitié blé complet, moitié sucre blanc, moitié cassonade, et si tu en as, bonus sucre vanillé, 4 épices et petites pépites choco parce que
1/ c’est toujours bien de rajouter sa touch.
2/ si tu ne le dis pas à tes amis, ils ne comprendront jamais pourquoi « le tien est quand même vachement meilleur » que le leur.
3/ la gourmandise n’est pas un vilain défaut.

Pour le choco, tu peux aussi faire la version glaçage choco, marbrage choco ou… sans choco. Anorexique va. Pour la cuisson, attends que ce soit doré-gonflé, comme dans les pubs, sur du 170°F (bon ok, °C, c’est pour voir si tu suivais) et BIM.

Tu vas voir, comme dirait Rachel Zoe, qui n’a pourtant pas mangé de banana bread depuis 1987, « it’s bananas ».

Et même si on a beau être en pleine période « maillot de bain », rappelles-toi, la cuisine, ce n’est pas que des calories, c’est avant tout de l’amour.