Back to (s)cool

Rentrée 92: gilet Jacadi, cycliste DPAM, sneakers Bensimon et chaussettes à fleurs.
Rentrée 2012: Jacadi a dit oublie le gilet, combishort Lee, sneakers Vans et moral dans les chaussettes.
Rentrée 92: cartable Chevignon, trousse Creeks, crayon HB, corde à sauter et Babybel pour le gouter.
Rentrée 2012: sac en toile défraichi, trousse à maquillage H&M, rouge à lèvres MAC, corde à sauter les repas et chewing gum pour le gouter.

Il y a donc 2/3 petites choses qui ont changé. Mais si on y regarde de plus près, pas tant que ça. Ce n’est pas la photographe Irina Werning qui me contredirait avec sa géniale série Back to the future dont je me suis moi-même inspirée, parce qu’être blogueuse, c’est avant tout de l’égocentrisme. Beauté rebelle et jeunesse éternelle? Oui, ce sont les mots que tu cherches.

Et ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Marty Mc Fly a fait son grand retour vers le futur en l’an 2012. Il semblerait en effet que les barrières spatio-stylisto-temporelles aient fait preuve de pas mal de flex cette année. Donc si Marty peut faire des bons en avant, pourquoi ne pas en faire en arrière. Le col boutonné, la salopette courte, le velours côtelé, les nœuds dans les cheveux, le sac à dos… Tu parles d’une it list 2012, on y allait pourtant pas de notre plein gré en 92.

Et comme les rentrées n’ont plus la même saveur depuis qu’ont cessé les virées fournitures dans les allées du 6e étage du Printemps, je me suis donc adonnée à quelques régressions réjouissantes histoire de ne pas (totalement) aborder septembre à reculons.

En commençant par les billes en chocolat. Le petit écolier qui sommeille en moi (je parle autant de l’enfant que du biscuit) s’est roulé de joie dans la cour de récré à la découverte de cette merveille imaginée par le cacaoclaste Patrick Roger. Une idée folle qui va faire fureur à l’heure du quatre heure. Et parce qu’on s’est tapé des maux de ventre bien vénères à force d’en avaler, du chocolat et des billes, autant faire d’une bille deux coups.

Afin de pouvoir ranger son trésor, deux options. Les petits joueurs opteront pour le wristpack Imune (« banane de poignet »), l’authentique, dans son jus années 80. Toi aussi tu avais oublié l’existence de ce truc n’est ce pas?

Malgré une apparence rebutante au premier abord, tout en couleurs criardes et matière nylon, ce petit objet me fait pourtant furieusement envie. Le micro Tumblr ode aux 80’s de la marque nous ferait presque regretter la coupe mulet.

Les rois du boulard et les caïds du calot auront besoin d’un peu plus de place pour leur butin billesque. Ce n’est pas un problème, car grâce à la collection Wood Wood pour Eastpak, la banane redevient un mot acceptable en dehors du lexique culinaire.

Allez, avoue, toutes considérations hipsters mises de coté, tu ne te verrais y caler ton pti Iphone coque Game Boy et ton Balisto?

Force est de constater que parfois, ce n’est pas parce que l’on grandit que l’on vieillit. Ou l’inverse.

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Wantchou bak

Juste en passant. Parce que les années 90 ne me quittent jamais. Ni Robbie Williams. Parce que les Take That ont fait un retour (triomphant) aux Olympics 2012. Parce qu’il fait chaud en ce moment et que j’aimerais bien qu’il pleuve en noir et blanc. Parce qu’à une époque, je gérais le « dauphin » comme à 2.50 min. Et parce que j’écrivais en phonétique les titres des chansons que j’aimais dans mon petit carnet. J’avais 10 ans. Mais cela ne m’a pas empêché d’exceller dans la langue de Shakespeare a few years later.

Mon royaume pour des rillettes

Pour la (peu près) recette du jour, je vais te parler de rillettes. Mais pas de la rillette de basse-cour qui n’a pas les mêmes valeurs que toi. On laisse tranquille nos oies, nos canards et nos calories pour s’attaquer aux rillettes de la mer. J’ai toujours été plus poissonnière que charcutière.
Avec un rapport temps passé en cuisine/ éloges post-dégustation tout à fait à ton avantage, c’est la carte easy à jouer à l’heure de l’apéro.

Mais genre tellement easy que je les prépare généralement avec une seule main, les yeux bandés et récitant l’alphabet à l’envers pour corser un peu le truc, parce que la vie, c’est quand même plus simple quand c’est compliqué.
Là, je suis partie sur de la sardine, parce que c’est ce qu’il y avait dans mon placard, mais tu peux plus ou moins t’attaquer à tout ce qui d’origine marine en boite de conserve, le thon restant le top, mais donc également sardines, miettes de crabe, maquereaux…

Donc vas-y, je veux du saladier, je veux 1 grosse boite de St Moret, parce que le goût primeur avant tout, un trait d’huile d’olive, un semblant de sel, un poil de poivre, des herbes fraiches si tu en as et 2 boites de ce qu’il te plaira. Tu seras gentil de ne pas m’obliger à préciser que si tu t’attaques à la sardine, tu prendras 5 minutes pour lui ôter péniblement ses fines arrêtes, car il s’agit là d’un ingrédient mystère dont personne n’a envie. Tu mélanges le tout à la fourchette, petits toasts grillés qui vont bien à coté, un brin d’amour et de persil pour décorer et BOUM.

Allons à la plage Monsieur Renard

Entre les Buttes Chaumont, le parc de la Villette et les Tuileries, tu ne sais plus ou trainer tes Vans pour te faire un pique-nique, une toile ou une pétanque tranquilou. Avec ses 18 hipsters au m2, pas facile de se trouver un coin de verdure quand les pelouses parisiennes sont noires de monde.

Alors, tel Pizza Hut, je te livre un bon plan tout chaud en moins de 30 minutes. À quelques stations de RER, le domaine de Chamarande se la joue cinema paradiso tous les vendredis du mois d’aout, avec une projo en plein air dès la tombée de la nuit. Suffit d’emporter son oeuf dur, son petit sachet de sel et son Pom’pote et de filer s’installer devant le film de ce vendredi, « Fantastic Mr. Fox », du non moins fantastic Mr. Wes Anderson. « Où c’est? À quelle heure? Pourquoi la Terre est ronde? », toutes les réponses (où presque) à tes questions ici.

 

Rusée comme un renard, je t’ai également dégoté des masques de petit fox d’une cuteness absolue, réalisés par la créatrice Lucille Michieli, afin de pouvoir sortir de Paris sans risquer d’être reconnu(e). Pour commander, c’est par ici.

Avec des citrons, on mettrait Paris en bouteille: la lemonade

Si je te dis « citron + eau », toi qui, chaque mois d’août depuis ta puberté, parcours avidement les Be, Biba, Bebapelola, à la recherche des « 32 secrets pour garder la ligne cet été », tu me réponds: detox/ bullshit de magazines féminin/ boisson préférée de Gisele Bundchen. Alors je t’arrête tout de suite. Le truc de l’eau chaude et du citron à jeun, déjà fait. Pas aimé. Pas aimé du tout même, mais je continuais, car oui, comme toi, j’avais le secret espoir de me muer en Gisele petit à petit grâce à cette potion magique. Jusqu’au jour où j’ai enfin trouvé à quoi ce petit goût acide, mi-âcre, mi-dégueu, me faisait penser. Et c’était à la BILE. Autant te dire que je suis vite retournée à mon Benco.

Non, là je vais te parler de citronnade. Du citron et de l’eau, mais pas que. Car la citronnade, où devrais-je dire “lemonade”, c’est surtout l’incarnation du cliché tradi-family américain, la boisson qui va de pair avec l’incontournable plâtrée de cookies afin de te souhaiter la bienvenue chez les Camden. Et nous on veut faire tout comme eux, on veut aussi 7 mouflets à la maison, un chien qui sert à rien, une clôture blanche autour du jardin et des discussions sur l’acceptation de son prochain au brunch dominical. Et savoir faire de la home made lemonade donc.

Tu vas par conséquent poser immédiatement cette bouteille de Pulco, l’industrie agro-alimentaire ça va 5 minutes hein, et vas aller me choper des citrons, du sucre, de la menthe fraîche et un presse-agrumes; si tu n’en as pas, ton bazar du coin, lui, en a, et ne te le vendra pas plus de 5 euros, alors vas-y, je t’attends.

C’est bon? Alors revenons à nos citrons. Dans un litre d’eau, tu mélanges le jus de 4/5 citrons avec du sucre en poudre (tu fais ça au goût, quand c’est bon pour toi, c’est bon pour moi) et des feuilles de menthe fraiche. Tu shake shake shake, ta bouteille, ton booty, on ne (se) secoue jamais assez, et ensuite BIM, au freezer une bonne vingtaine de minutes ou au fridge au moins 2 heures, pour laisser le temps à la menthe de diffuser ses arômes.  Et tu vas voir, les 37°C passent tellement mieux.

Tu peux aussi rajouter un trait (ou deux) d’alcool blanc là dedans, évite juste d’en re-servir à ton petit cousin de 3 ans.