Tronche de cake: le banana bread

Kikou la blogo!

Bienvenue sur ce nouveau post inaugurant une inexplorée et pourtant déjà formidable catégorie, « La (peu près) recette ». Car comme tu commences peut-être à le comprendre, l’à-peu-près c’est mon crédo. Mais pas de l’à-peu-près honteux, genre antichambre de la médiocrité, non, un à-peu-près classieux et honnête, qui ne se prétend pas parfait mais qui tutoie le merveilleux. VOILÀ, comme moi, t’as tout compris.

Sur « La (peu près) recette », je ne te propose pas de faire des trucs à peu près bons, mais des petits plats qui butent à coup sûr, même si tu n’es qu’à peu près sûr de la recette, tu suis? À part un verre mesureur (si, si, je te jure, tu en as un, ta mère te l’a offert quand tu as emménagé, avant même d’avoir un lit), je ne te demanderai à priori rien d’autre, alors commence pas à trainer des pieds.

AVANT, ce sont les ingrédients normaux d’une France normale, ceux qui se trouvent dans ton frigo, tes placards, chez ton Monop/ Franprix / ED (crevard) du coin. Promis, pas de virée prévue dans une épicerie exotico-clandestine du fin fond du 13ème. Parce que je suis sûre que si tu cherches bien, entre la pile de vaisselle sale, les 6 bouteilles de rosé vides qui trainent là depuis… bon ok, hier soir, et tes quelques barquettes Picard usagées, tu constateras la présence d’aliments chez toi. Dis leur bonjour et discute un peu avec eux, je suis sûre que vous allez vous entendre.

APRÈS, c’est le truc chanmé que tu peux servir à tes convives, accompagné d’un « je te jure, c’est rien à faire », puis Instagramer, parce que, attends, tu restes hipster avant d’être food lover, puis manger. Et digérer, cela va de soi.

Aujourd’hui, c’est du banana bread qu’il s’agit. C’est chez Twenty Peas que j’ai récemment gouté mon premier b.b. Un vrai délice. Jusqu’ici pour moi, la banane, ce n’était guère plus qu’un long fruit légèrement incurvé que j’associais à petit déjeuner sportif. Sauf que ma vie a récemment connu un épisode sportif beaucoup plus intense qu’à son habitude. Trop de sport, trop de bananes. Trop de bananes, rejet de la banane. Et pourtant, dans ma cuisine, encore bien une demi-douzaine de ce même fruit attendant d’être englouti. Avant de les voir pourrir, il m’a donc fallu agir.

J’ai donc chopé 3 bananes un peu ramollies (parce que pour une fois, plus elles sont molles, meilleur c’est), ainsi que 250 g de farine, 160g de sucre, 2 cuillères à café de levure, 1 pincée de sel, 85g de beurre, 2 cuillères à soupe de lait et 2 oeufs. Ensuite, j’ai fait une pâte à modeler avec beurre, sucre, bananes, lait, puis farine, levure, sel et enfin œufs. Ça doit faire un gloubi-boulga pas très sexy mais un peu consistant à la fin. Le secret pour se la péter un peu, c’est de faire moitié farine classique, moitié blé complet, moitié sucre blanc, moitié cassonade, et si tu en as, bonus sucre vanillé, 4 épices et petites pépites choco parce que
1/ c’est toujours bien de rajouter sa touch.
2/ si tu ne le dis pas à tes amis, ils ne comprendront jamais pourquoi « le tien est quand même vachement meilleur » que le leur.
3/ la gourmandise n’est pas un vilain défaut.

Pour le choco, tu peux aussi faire la version glaçage choco, marbrage choco ou… sans choco. Anorexique va. Pour la cuisson, attends que ce soit doré-gonflé, comme dans les pubs, sur du 170°F (bon ok, °C, c’est pour voir si tu suivais) et BIM.

Tu vas voir, comme dirait Rachel Zoe, qui n’a pourtant pas mangé de banana bread depuis 1987, « it’s bananas ».

Et même si on a beau être en pleine période « maillot de bain », rappelles-toi, la cuisine, ce n’est pas que des calories, c’est avant tout de l’amour.

Je tutoie Tellier

Oui, parce que direct, je lui ai demandé « je te tutoie ou je vous vouvoie? ». On est parti sur du « tu » histoire de se mettre à l’aise. Lui plus que moi sur l’à-l’aisomètre, avec quelques Pastis/ bouteilles de champagne d’avance, mais bon, je ne suis pas à 2g d’alcoolémie près.

Sébastien Tellier, c’est le mec qui me fait voir la vie en bleu, faute d’en trouver un qui me la fasse voir en rose. J’ai eu droit à quelques minutes d’interview avec lui il y a quelques jours pour Saywho (à retrouver ici). Avec Tellier, il ne faut pas s’attendre à avoir de réponse aux questions que tu as posé. Mais plutôt à se poser des questions quant aux réponses qu’il te donne. Il suffit de le savoir, et tout se passe bien.

Le bonus mood bored:

– En un mot, ce qui te passionne dans la vie ?
La te-cha. (la chatte, ndlr)

– Ce qui t’emmerde profondément ?
Le sérieux. Le faux sérieux, n’avoir affaire qu’à des gens qui font semblant de savoir faire les choses, le faussement professionnel. On ne s’amuse pas. Je préfère les erreurs que la perfection.

– La question bleue : tu es plutôt « Les mots bleus » (Christophe), « Blue Monday » (New Order) ou « Mamie Blue » (Nicoletta) ?
Sans hésiter, « Les mots bleus ». Déjà, si on écoute bien, dans les cœurs de « Mamie Blue », il y a un mec qui chante hyper faux, c’est dégueulasse. Le bleu ça ne veut rien dire, ce qui compte c’est d’avoir une vision, de l’expliquer aux autres. Moi, j’ai vu ma vision du futur par le bleu, donc tout s’exprime en bleu maintenant, mais libre à chacun de choisir sa couleur: l’ocre, le grenat, le bordeaux…

Sucez glacé

Il fait beau, il fait chaud, c’est l’heure de la glace à l’eau!

La classique: Mr Freeze

Une sorte de Madeleine de Proust des années Club Dorothée, ce Mr Givré a coloré nos langues de toutes les couleurs lors de l’été 95. Les « célèbres glaces à sucer de toutes les tailles et tous les parfums » (un potentiel phallique qui nous avait échappé à l’âge tendre) sont de retour! Outre la traditionnelle boulangerie de quartier, on les trouve également dans les allées de nos supermarchés. Potentiel hipster maximum quand vous les sortirez du congélo sous les yeux ébahis de vos amis. Des « colorants naturels » pour un goût qui ne l’est pas, mais c’est ça qu’on aime.

L’alternative: Pussy

Une découverte de mon amie Marie, qui doit passer ses vacances dans des lieux bien obscurs pour faire de telles trouvailles. Parce que si les petites filles apprennent dès leur plus jeune âge à sucer des Mr Freeze, il n’y a pas de raison pour que les petits garçons ne découvrent pas les joies de lécher des Pussy. Miam.

On notera également un site à la hauteur du produit.

CR is coming, et elle te le fait savoir

Et vas-y que ça continue de teaser dans tous les sens sur le CR Fashion Book.

Après les rumeurs, les infos sur les looks sortis des bureaux de presse, les premiers clichés, les behind-the-scenes, voici le GIF.

Oui, Carine l’a fait. Et pas du GIF poilant de geeky hipster en mal d’années 90. Non, là on part sur de l’ambiance mortuaire et de la chatte à l’air. Attends, tu croyais quoi? C’est pas parce qu’elle le sort en septembre son bouquin qu’elle va te faire une gentille série preppy-rentrée des classes la Carine.

Pour ceux qui se sentiraient un peu perdus sur le sujet CR, il faut d’abord resituer brièvement Carine Roitfeld, LA rédactrice de mode. Celle qui a tenu les rênes du Vogue Paris pendant près d’une décennie avant de s’en faire salement déboulonner par le DG de Condenast Xavier Romatet afin d’y placer son bon petit soldat Emmanuelle Alt, celle qui a réussi à associer les mots « porno » et « chic » dans un même concept et à en faire une tendance, celle qui nous a vendu Lara Stone comme « ronde » avec son bon 36, celle qui nous a laissé penser que sortir cul nu place de la Concorde, c’était tout à fait normal, tout comme de s’épiler l’entrejambe en forme de G par amour de Gucci (et non du point G comme on pourrait le penser). Voilà voilà, c’est elle.

Le CR Fashion Book, c’est la riposte de Carine, son petit Hiroshima. Et pourquoi brainstormer sur un nom pour ton canard quand tu peux sobrement l’intituler de tes initiales – que nul n’est censé ignorer donc (toute-puissance+mégalomanie) – suivi d’un tout aussi sobre « Fashion Book », « F » et « B » majuscules s’il vous plait, parce qu’on est pas là pour déconner.

Sachant désormais cela, il faut donc voir son Livre de Mode comme une sorte de Livre de la Jungle où Carine-Mowgli, aidée de ses amis Tom Ford/Bagheera et Mario Testino/Baloo, se bat pour survivre contre les maléfiques Xavier Romatet/Shere Khan et sa complice Emmanuelle Alt/Tabaqui.

Bon après, si tu n’as jamais lu ni Vogue, ni le Livre de la Jungle, je peux pas grand chose pour toi.

L’apéro? Chez Inaro

Si vous:

– avez envie de vous taper des tapas.
– pensez que le tarama est une pâte à tartiner rose fluo.
– voulez savoir ce qu’il se cache après « boire, savourer et… » (digérer? re-boire? dormir?).

Vous devez filer vous faire un apéro chez le p’tit nouveau Inaro. Au 38 rue René Boulanger 75010 Paris.
La suite de ma chronique sur Inaro pour Ten Days In Paris ici.